lundi 12 octobre 2009

CAP SUR LES ILES

LE CROUESTY-ILE DE HOUAT-ILE DE HOEDIC-LE CROUESTY

Après quelques jours à la maison, nous reprenons la route, mais cette fois-ci pour un voyage moins lointain, nous nous rendons au CROUESTY où nous allons embarquer sur un voilier et pour nous c'est une première. Une petite appréhension, nous ne savons pas si nous allons bien supporté la navigation, personne n'est à l'abri du mal de mer ! Mais nous sommes très heureux et curieux de vivre cette nouvelle expérience. Le port de plaisance du CROUESTY est situé à l'entrée du Golfe du Morbihan sur la commune d'Arzon. C'est le plus grand port de plaisance de Bretagne puisqu'il peut accueillir jusqu'à 1500 bateaux.





Arrivés à destination, nous retrouvons le capitaine du voilier "L'ALBATROS", un BAVARIA 30, de 9.45 métres de long, 3.29 métres de large, disposant de 6 couchages.






Nous prenons rapidement nos marques sur le bateau, nous avons l'impression de vivre à nouveau dans notre caravane, c'est le même principe pour les rangements. La première nuit se passera au port et nous dormirons très bien, très légèrement bercés.

Le lendemain, le soleil est là, le ciel est bleu, la mer d'huile mais il n'y a pas de vent. Nous prendrons la direction de l'ile d'Hoat, hélas, sans mettre les voiles !







N'ayant pas à manoeuvrer les voiles, les nouveaux matelots en ont profité pour pêcher des maquereaux. Le repas du soir est trouvé, ne reste plus qu'à les cuisiner, et rien de plus simple puisque dans le bateau il y un four. C'est surprenant quand on cuisine car les plaques et le four bougent comme le bateau, mais on s'y habitue très vite.









Après une petite heure de navigation, nous arrivons sur l'ile de Houat. En breton Houat signifie canard, elle mesure 5 km de long et 1,5 km au plus large. Le port St Gildas est le lieu le plus animé de l'ile, partout ailleurs c'est la nature et le calme qui règnent. De nombreux plaisanciers jettent l'ancre face à la grande plage et en profite pour faire leurs provisions sur l'ile ou se prélasser sur la magnifique plage de sable fin.





Cette nuit nous dormirons en pleine mer, nous serons bercés par le léger roulis, alternativement à tribord puis à babord. Le calme n'est troublé que par le bruit du clapo sur la coque du bateau et le cliquetis de la drisse sur le mât. Quel dépaysement de se réveiller en pleine mer, on a l'impression d'être au bout du monde ! Mais il n'en est rien, nous sommes juste en Bretagne !





Aujourd'hui, nous prenons la direction du "Caneton", l'ile de Hoedic qui se trouve à seulement quelques miles. Je suis tombée sous le charme de ce lieu si calme, si dépaysant, si beau. Des plages magnifiques, avec une mer très claire, c'est à couper le souffle ! Le village de pêcheurs typique voit arriver chaque jour de nombreux touristes, les uns pour visiter ce petit bout de terre, les autres pour s'y resourcer pendant quelques jours, bien loin du tumulte de la ville.









Dernier jour de notre escapade nautique, le vent souffle, nous allons tester la vraie navigation, fini le bruit du moteur, seul le vent nous propulse vers le port du Crouesty. Les sensations ne sont plus les mêmes, c'est génial !








Le retour sur la terre ferme est étrange pendant une journée, nous avons toujours l'impression d'être sur le bateau, c'est le mal de terre ! Nous espérons renouveler cette expérience, nous avons une petite idée de la destination... Il est permis de rêver !






Dès que le vent soufflera
Je repartira
Dès que les vents tourneront
Nous nous en allerons

lundi 28 septembre 2009

BARCELONE


TOSSA DE MAR étant situé à 80 Kms de BARCELONE, nous en avons profité pour passer une journée dans la cité catalane. Il est possible de s'y rendre en bus mais le trajet est un peu long et vous avez des horaires à respecter pour le retour. Nous avons donc décidé d'y aller par nos propres moyens. Nous avons stationné notre voiture dans un quartier assez éloigné du centre, mais proche d'une station de métro. De là, avec des "tickets journée", nous avons pu nous rendre sur les différents sites que nous avions envie de visiter. Les deux footballeurs ont opté pour le stade du F.C BARCELONE. L'entrée au stade comprend une visite du musée, qui expose les trophées, coupes, et photos des joueurs ayant marqué l'histoire de Barcelone FC. Vous avez également l'opportunité de voir ce qui se passe derrière les tribunes grâce à une visite de la zone VIP et des vestiaires, et vous pouvez prendre place dans une loge VIP du stade.C'est une visite fascinante pour tout fan de foot.









Pendant ce temps nous sommes allés voir LA SAGRADA FAMILIA où une file impressionnante de touristes attendent patiemment leur tour pour pénétrer dans ce lieu. Ne passant qu'une journée ici, nous n'avons observé cette oeuvre inachevée de l'architecte GAUDI, uniquement de l'extérieur. Quand seront finis les travaux ?





Ensuite, nous nous sommes rendus sur les hauteurs de la ville au PARC GUELL. Le parc est l'une des réalisations de l'architecte catalan Antoni Gaudí à Barcelone qui figurent sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Impressionnant, mais malheureusement surpeuplé.








La fin de notre journée s'est terminée sur LA RAMBLA. C'est une emblématique avenue de Barcelone et un lieu de promenade qui relie la Place de Catalogne (en catalan Plaça de Catalunya), centre névralgique de la ville, au vieux port de la ville où se dresse la colonne de Christophe Colomb. Elle est jalonnée de petits kiosques de presse, de marchands de fleurs, d'oiseaux et d'animaux, de bars et restaurants, de mimes et de commerces.


Au milieu de la promenade, dans une petite rue adjacente, se tient le marché couvert de la Boqueria. Coloré, fruité, appétissant... Malheureusement, j'ai eu un problème d'appareil photo et donc pas de clichés ! J'y retournerai un jour, une journée c'est trop court !

lundi 21 septembre 2009

TOSSA DE MAR


TOSSA DE MAR n'est pas une cité balnéaire surpeuplée et bétonnée mais un petit village médiéval fortifié. Entre les XIIe et XIVe siècles, l’enceinte fortifiée fut construite pour se défendre face aux incursions des pirates. On conserve encore la presque totalité du périmètre original et trois grandes tours cylindriques appelées du Codolar, des Heures et de Joanàs.





Il est très agréable de se promener dans les ruelles de la vieille ville, faire le tour des remparts et découvrir tout là haut le phare et le chemin de ronde. En fin de journée, il règne une certaine effervescence mais jamais une cohue comme l'on peut voir à LIORET, station balnéaire dans toute sa splendeur, avec des hôtels et des hôtels tout le long de la plage. La circulation y est difficile, la seule chose à faire à LIORET, c'est passer une journée à WATER WORLD.





Dans la vieille ville, il est aisé de trouver un bon restaurant pour déguster une merveilleuse Paëlla, accompagnée d'une Sangria ! C'est incontournable quand on passe des vacances en Espagne !









mardi 8 septembre 2009

VACANCES SUR LA COSTA BRAVA


CALA LLEVADO

Nous résidons dans une région magnifique mais malheureusement le soleil et la chaleur ne font pas partie de ses atouts touristiques ! Heureusement d'ailleurs, sinon la Bretagne serait envahie chaque été par des milliers de touristes et elle ne serait plus la même !

Pour moi, les vacances riment avec soleil et chaleur donc nous n'hésitons pas à faire de nombreux kilomètres pour les trouver et les apprécier. Cette année, nous retournons dans un camping que nous avons testé il y a deux ans, il s'agit du camping CALA LLEVADO à TOSSA DE MAR.


http://www.calallevado.com/



Il se situe à Tossa de mar, à mi-chemin entre la frontière franco-espagnole et Barcelone, sur la Costa Brava, à quelques kilomètres de la station balnéaire très connue de Lioret de Mar. Depuis 50 ans cet établissement accueille des campeurs sur un site naturel, où l'on surplombe trois criques aux eaux transparentes.





Situées dans les pins, les parcelles sont bien ombragées et ont parfois une vue magnifique sur la mer. Ici, rien ne vient troubler la tranquilité du vacancier, pas de route proche, pas de voie de chemin de fer, uniquement la nature ! Les sanitaires sont d'une propreté irréprochable, des femmes de ménage y passent leur journée pour les entretenir. Un supermarché, situé au centre du camping, permet à celui qui le désire de passer ses vacances sans bouger sa voiture ! Sinon, la ville de Tossa est à 3 kilomètres seulement, on peut même y accéder par un sentier pédestre balisé très agréable. Le camping a un accès direct aux quatres plages, pas besoin de voiture, quel bonheur ! Par contre, le dénivelé est important, les cuisses et les mollets travaillent sérieusement pendant le séjour. Tout bénéfice pour la rentrée !








Nous avons passé un agréable séjour dans ce camping et nous le conseillons vivement !

mardi 25 août 2009

UN DIMANCHE A LA CAMPAGNE





VIEUX-VY SUR COUESNON ET LES MINES DE BRAIS



Un dimanche ensoleillé en cette fin de mois de juin, ne restons pas enfermés, profitons en pour parcourir les chemins de notre région ! Avec des amis, nous décidons donc de nous rendre à Vieux-Vy/Couesnon, où une randonnée pédestre est organisée. 10 h 00, nous partons avec notre plan en mains pour une distance de 12 Kms. Après quelques minutes, et à seulement quelques centaines de mètres du point de départ, nous sommes égarés, le fléchage est sommaire et nous ne voyons pas de sentier dans le champ de maïs, on apprendra à l'arrivée qu'il fallait longer ce champ ! Ce n'est pas grave nous avons trouvé un autre trajet, mais cette fois-ci par la route. Un peu plus loin, nous avons retrouvé le balisage, nous ne sommes plus perdus ! Nous découvrons la campagne vallonnée de Vieux-vy et les rives du Couesnon. C'est agréable de longer la rivière à l'ombre car il commence à faire chaud. Nous marchons déjà depuis quelque temps, quand nous nous apercevons que nous nous sommes encore égarés, mais nous ne sommes pas les seuls, nous rencontrons un randonneur qui se trouve dans la même situation que nous ! Notre petit groupe comptera désormais un élément supplémentaire. A 13 h 00, notre randonnée se termine dans la chaleur, les dernières montées sont un peu pénibles, heureusement nous serons accueillis avec des boissons bien fraîches. Bilan de la matinée : nous avons parcouru 15 Kms au lieu de 12, nous sommes passés deux fois dans le même village, ce qui n'était pas prévu au programme et nous avons manqué une boucle. Notre sens de l'orientation était défaillant ce matin, le balisage médiocre et l'enfant du pays perdu dans sa campagne !!!










Un bon pique-nique à l'ombre, c'est tout ce qu'il faut pour que la troupe retrouve des forces. Et il en faudra, car nous allons encore gravir quelques pentes pour découvrir le sentier d'interprétation des mines de Brais.





Depuis 1951, les Mines de Brais, à Vieux-Vy-sur-Couesnon, ont cessé leur activité. Mais le terrain reste un site magnifique. Il offre une vue imprenable sur le bourg de Vieux-Vy, sur le Couesnon et sur la Minette. Un parcours d'un kilomètre et demi, dans les friches industrielles, retrace à l'aide de panneaux explicites, l'activité des mines de Brais et la vie des quelques 350 mineurs et de leurs familles.










http://www.lepetitrapporteur.fr/articles_archives_article.php3?id=8981



Le dimanche à la campagne peut se terminer en allant pêcher des truites dans les bassins du moulin de Brais, ou en buvant un verre au bord de l'eau...




jeudi 4 juin 2009

PENTECOTE 2009

Un excellent week-end est annoncé, nous décidons donc d'inaugurer notre caravane en allant dans le Morbihan. Dans un premier temps nous pensions faire une petite virée du côté de Pérros-Guirec, mais après une étude de la météo nous avons opté pour la côte sud, et pour cause, une différence de cinq degrés minimum !!! C'est assez fréquent de voir ce genre de variation thermique en Bretagne, donc quand nous voulons aller à la mer nous n'oublions surtout pas de consulter un site de météo que je regarde quotidiennement :

http://www.windfinder.com/forecast/rennes


Grâce à leurs infos nous savons s'il est préférable de se diriger au nord ou bien au sud. Pour cette fois, direction Pénestin, petite commune du Morbihan, à la limite de la Loire Atlantique.

Au hasard de mes recherches sur le net j'ai trouvé un camping semblant nous convenir, proche de la mer et avec une piscine pour notre "JUJU" âgée de 13 ans. 1 H 45 de route et nous voici au camping des îles à Pénéstin.

http://www.camping-des-iles.fr


Les emplacements sont assez spacieux, séparés par de petites haies, certains ont vue sur la mer. Les sanitaires sont propres et en quantité assez importante pour accueillir de nombreux vacanciers. Nous disposons d'une épicerie, d'un bar et d'un restaurant, ce qui est pratique car le camping se situe à environ 5 Kms du bourg de Pénestin. Nous avons accès au complexe aquatique, qui je pense, doit être un peu juste en période de forte affluence.





Pour ma part, je préfère l'ambiance de la plage. Du camping il y a un accès direct à une petite plage où de nombreux pêcheurs sont à la quête de moules, de praires ou de crevettes.







Il est également possible d'emprunter le sentier côtier pour parcourir les 17 Kms et découvrir les différentes plages de Pénestin dont la plus connue est celle de la Mine d'or.








Pour ceux qui veulent séjourner quelques jours à Pénestin, il est possible de se rendre dans le Golfe du Morbihan, visiter Vannes,ou bien se diriger de l'autre côté vers Guérande et ses marais salants, ou faire connaissance avec la réputée station balnéaire de La Baule. N'ayant que peu de temps, nous sommes restés sur place et nous avons profité de la plage, du soleil et de balades sur le sentier côtier. Maintenant nous allons attendre les vacances d'été pour gouter à nouveau aux joies du camping en allant en Espagne. Notre réservation est faite depuis plusieurs semaines dans un établissement sur la Costa Brava.


http://www.calallevado.com/camping-costa-brava/fr/tossa-de-mar



lundi 11 mai 2009

LA BRETAGNE A PARIS

SAMEDI 9 MAI 2009

Depuis quelques jours on ne parle que de ça, les articles dans la presse se multiplient, les reportages à la télévision sont nombreux, les municipalités s'organisent et les supporters préparent leur panoplie pour la finale tant attendue.






Le jour J est arrivé, nous allons nous rendre à Paris par car, comme de nombreux supporters du Stade Rennais. Nous avons rendez-vous au parc des expositions où nous attendent une cinquantaine de cars. 12 H 30 précises c'est le départ, sur les ponts de la rocade, des gens sont là pour nous faire un petit coucou ou pour photographier ce défilé d'autocars. On prend conscience que ce jour est important pour les Rennais, ils attendent depuis 38 ans de voir revenir le TROPHÉE ! Le trajet se passe calmement ou presque, certains ne sont pas heureux de nous voir lire les articles de la presse locale, ils aimeraient nous entendre chanter ! Du calme, nous ne sommes pas arrivés, gardons nos forces pour le match. Sur la route, de nombreuses voitures parées des couleurs de leur club nous doublent en klaxonnant. Sur l'aire de repos, certains sont déjà dans le match, les chants commencent à se faire entendre, les Guingampais et les Rennais se chambrent gentiment, car tous prennent la même route pour se rendre à Paris ! Nous arrivons sur Paris où la pluie nous accueille, la circulation est dense, les derniers kilomètres sont longs. Enfin, nous apercevons le stade de France, une marée humaine rouge converge vers l'enceinte, c'est impressionnant !

LES BRETONS SONT A PARIS !





Notre car est stationné comme tous les autres dans un boulevard à 15 minutes de marche du stade. Plus on approche, plus la foule est dense, quel engouement ! Des enfants, des hommes, des femmes, des personnes âgées sont là, heureux d'arborer les couleurs de leurs favoris ! Il est encore possible d'acheter l'écharpe, le maillot, le drapeau. Pour notre part, nous restons neutres, au cas où... Sans trop tarder, nous pénétrons dans le stade, notre place est située tout en haut, avec une vue sur la ligne de but. Petit à petit le stade se remplit, le rouge domine et pour cause les deux équipes jouent habituellement en rouge et noir. Ce soir, c'est le stade qui reçoit donc ils joueront en rouge et les guingampais en blanc.



19 H 30, les bagads de Cesson-Sévigné et de Guingamp font leur entrée sur la pelouse, pour l'hymne breton. Quel moment magique, tout le stade se lève et reprend en coeur, les drapeaux noirs et blancs sont agités. Les bretons sont bien là et fiers de leur région. Les chansons bretonnes s'enchaînent, c'est Fest-Noz ce soir à Paris !





Quelques minutes avant le match, l'ambiance monte encore d'un cran, les chants des supporters se font de plus en plus entendre. Le stade de France n'a plus entendu ça depuis la finale de la Coupe du Monde ! Il faut dire que ce soir le record d'affluence est battu nous sommes 80056 ! Et dire qu'à Rennes 35000 personnes se sont rassemblés sur l'esplanade Charles de Gaulle ! L'heure du coup d'envoi approche, les joueurs sont présentés, nous avons une attention un peu plus particulière pour un joueur du stade : Fabien LEMOINE, originaire comme nous de St Etienne en Cogles. La garde républicaine a ensuite joué le Tri Martolod, chant popularisé par Alan Stivell, puis Amazing Grace, avant la Marseillaise. Maintenant place au jeu !



Dès les premiers instants, nous nous apercevons que les rennais ne sont pas dans un grand soir, ils ne jouent pas, les guingampais, eux, prennent le match en "mains" si l'on peut dire ! D'ailleurs, nous sommes heureux de voir Douchez détourner une belle frappe croisée d'Eduardo. Ouf, on a eu chaud ! Peu à peu les rennais se réveillent, il faut attendre la 40ème minute pour voir un tir de Leroy s'écraser sur la barre. On y a cru ! Juste avant la mi-temps, c'était parfait ! En début de seconde mi-temps, nous retrouvons nos rennais un peu plus en jambes, seraient-ils completement réveillés ? A la 52ème, Sow s'échappe dans l'axe et décoche une frappe qui vient à nouveau s'écraser sur la barre. Tout le monde était debout et on voyait tous le ballon au fond des filets. Le sort s'acharne, on se dit qu'on va le payer, comme souvent cette saison. Les rennais continuent d'attaquer et sur un coup-franc de Cheyrou, Bocanegra ouvre la marque sur une superbe tête. Euphorie dans le camp rennais, mais nous n'avons pas le temps de savourer cet avantage que le ballon se retrouve au fond du but de Douchez ! Comment est-ce possible ? Ils ne peuvent pas nous faire ça ! C'est pour le suspense peut-être ! L'ambiance dans le stade est à son comble, par moment on entend plus les coups de sifflet de l'arbitre. Chaques camps encouragent, poussent ses joueurs. 83ème, le ballon est décalé sur le côté et se retrouve dans les pieds d'Eduardo qui calmement place celui-ci au ras du poteau de Douchez. C'est la consternation côté rennais, les mains sont sur les têtes, le ciel vient de nous tomber dessus ! De l'autre côté, c'est l'euphorie, l'hystérie, ou tout simplement une joie indescriptible. Bon, c'est pas fini, il faut encore y croire et les pousser à égaliser. A plusieurs reprises, ils frolent l'humiliation, heureusement le 3ème but ne sera jamais marqué ! Tous les joueurs sont à l'attaque, Hansson est devenu avant-centre depuis quelques minutes mais rien n'y fait. Quatre minutes d'arrêt de jeu, j'y crois encore, je m'imagine l'égalisation dans les dernières secondes comme nous l'avons vu dans certaines rencontres. Les dernières minutes semblent interminables pour les guingampais, et si courtes pour nous. Une dernière attaque, un tir détourné qui passe juste à côté du but guingampais. Mais pourquoi n'a t-il pas été dévié dans la cage ce foutu cuir ? C'était pas prévu ce scénario là ! Coup de sifflet final, bonsoir tristesse ! Les visages sont décomposés, les regards sont dans le vide, tous sont muets, des larmes coulent, le rêve est brisé. Comment est-ce possible ? Dans l'autre camp c'est une joie immense, des cris, des sourires, des yeux brillants de larmes de bonheur. Le miracle s'est réalisé. BRAVO GUINGAMP ! Alors que bon nombre de rennais quittent les gradins, nous restons pour applaudir les gagnants et assister à la remise de la coupe. L'ambiance est énorme, le Fest-Noz repart de plus belle, mais pour nous la fête est finie, le car nous attend. La foule déçue regagne paisiblement son véhicule, on se croirait à un enterrement, manquait plus que la marche funèbre de Chopin en musique de fond. Peu à peu, les langues commencent à se délier et on refait le match. BLA, BLA, BLA. ET SI, ET SI...Vous connaissez le refrain. Le retour vers Rennes sera très calme, mais surtout très long car nous nous sommes perdus du côté de Versailles. 6 h 15, nous arrivons enfin à Rennes, où on nous distribue le journal avec à la une : LE REVE BRISE. Certains, l'on certainement brulé sur le champ ! Et cerise sur le gâteau contrôle alcootest dans la région rennaise. A croire que le supporter est supposé arroser la victoire ou noyer son chagrin !




J'espère retourner un jour au stade de France, entre amis, pour y retrouver une ambiance aussi fantastique et voir RENNES gagner cette coupe. Souhaitons ne pas attendre 38 ans !

lundi 4 mai 2009

ESCAPADE BRETONNE AU STADE DE FRANCE

FINALE DE LA COUPE DE FRANCE 9 MAI 2009








Il y a trente huit ans, le Stade Rennais remportait la coupe de France de football. Tous les ans, nous nous promettons d'aller au stade de France si le Stade Rennais accède à la finale, malheureusement l'occasion ne s'est jusqu'alors jamais présentée. Cette année, l'objectif est atteint et en plus cette finale sera Bretonne, puisque les Rennais rencontreront leurs voisins de Guingamp. Quelle joie pour toute une région, une belle fête se prépare. Malheureusement, de nombreux supporters regarderont le match devant leur téléviseur, dans les bars ou sur les écrans géants installés par les municipalités. Les abonnés ont été récompensé de leur fidélité et ont obtenu leur sésame pour la finale. Pour d'autres, après parfois des heures d'attente à la billetterie, une grande déception. Les billets mis en vente étaient trop peu nombreux pour satisfaire tous les supporters des deux clubs bretons. Moi, j'ai eu la chance de gagner deux places en participant à un jeu concours. Donc, samedi midi, nous prendrons place dans un des nombreux cars pour nous diriger vers la Capitale, avec l'espoir de passer une excellente journée, de participer à une belle fête du football et bien entendu de voir les Rennais soulever cette coupe convoitée depuis si longtemps !


ALLEZ LES ROUGES ET NOIRS !




lundi 27 avril 2009

LE LAC DE GUERLEDAN


SAMEDI 25 AVRIL 2009

Aujourd'hui, avec les voisins, nous prenons la direction du centre de la Bretagne, nous partons randonner autour du lac de Guerlédan. C'est un secteur de notre région que nous ne connaissons pas, peut-être que nous sommes plus attirés par les sentiers côtiers que par la campagne bretonne ! Au programme du jour, circuit du lac (12 Kms) le matin et circuit du Blavet l'après midi (10 Kms). Le lac de Guerlédan est un lac artificiel issu de la construction d'un barrage sur le Blavet et le canal de Nantes à Brest. Le barrage inonde la vallée du Blavet sur 13Km de long, couvrant une surface de 400 ha.





Après 1 H 30 de trajet depuis Rennes, nous voici arrivés à St Aignan, petite commune du Morbihan. A quelques centaines de mètres de la chapelle St Tréphine, nous débutons notre balade bretonne sur un sentier sinueux et pentu. Les mollets sont déjà mis à rude épreuve ! Après quelques minutes de montée dans la foret nous atteignons la chapelle.



LA LEGENDE DE SAINTE TREPHINE

Il était une fois, un jeune homme, un grand guerrier qui se nommait Connomor. Un jour il vit une princesse qui se nommait Tréphine. Connomor voulait l'épouser parce qu'il la trouvait belle. Le père de Tréphine hésitait à laisser sa fille se marier avec lui, sa réputation ne lui plaisait pas : les cinq dernières femmes de Connomor avaient disparu. S'il ne voulait pas la guerre contre Connomor, il dut laisser sa fille se marier. Après leur mariage, il vécurent heureux pendant deux ans.
St Gildas, un magicien donna à Tréphine une bague magique. Si la bague devenait noire, c'est que Tréphine était en grand danger. Un jour, Tréphine s'aperçut qu'elle allait avoir un bébé. Quand son mari su cela, il ferma les portes du chateau et lâcha les chiens de garde. Connomor ne voulait pas d'enfant à cause d'une malédiction : il sait que s'il a un enfant, son enfant le tuera. Il avait oublié de reprendre à Tréphine les clés de la cave. Elle y va et trouve les cinq premières femmes de Connomor, il les avaient tuées. La première donne à Tréphine, la corde avec laquelle elle a été pendue, pour qu'elle s'échappe. La deuxième lui donne le poison avec lequel elle a été empoisonnée pour qu'elle tue les chiens. Tréphine s'enfuit dans les bois. Sa bague noircit de plus en plus. Elle envoie quelqu'un chercher son père pour qu'il vienne à son secours. Quand son père arrive, c'est trop tard, Connomor l'a retrouvée et tuée. Saint-Gildas, grâce à ses pouvoirs, va ramener Tréphine à la vie, jusqu'à ce que son enfant naisse. Il s'appelait Trémeur. Il grandit près de son grand-père. Dix ans après, alors qu'il joue près de la chapelle, Connomor arrive et voit cet enfant mieux habillé que les autres, il sait que c'est son enfant. Il sort son épée et lui tranche la tête. Trémeur ramasse sa tête et se dirige vers le tombeau de sa mère. Les ossements de Trémeur et Tréphine sont conservés dans un reliquaire dans l'église.




Après cette pause photo, nous continuons notre chemin dans la foret de Quénécan. C'est agréable, il fait beau et le terrain est devenu plus plat, nous pouvons souffler avant de descendre vers le lac en empruntant le GR. Cette partie du parcours est assez accidentée, mais l'environnement est superbe. De l'autre coté du lac un homme fait du ski nautique, nous apercevons également une plage, des pédalos...





Nous allons quitter les rivages du lac pour rentrer à nouveau dans la foret, le temps semble changé. Une randonnée en Bretagne, c'est comme une randonnée de montagne, dans son sac à dos, il faut prévoir des vêtements chauds, des vêtements de pluie (ne pas les laisser dans la voiture, ça peut servir !), de la crème polaire comme dit Joseph, de l'eau et des barres de céréales. Alors que nous approchons de la maison de la nature, la pluie fait son arrivée, heureusement à quelques mètres de là se trouve un hangar qui nous servira d'abri pour un bon quart d'heure. Nous pouvons reprendre notre route qui va redescendre vers St Aignan et le barrage.



C'est bien de descendre, mais après il faut remonter. Comme nous avons débuté cette rando, nous allons la finir par une magnifique et longue montée. Courage, le pique-nique nous attend là haut et en plus le soleil est revenu. Un peu de repos avant la deuxième partie de notre programme.



Un bon pique-nique au soleil, cela fait du bien, mais ce n'est pas le tout il faut repartir nous avons encore quelques kilomètres à parcourir. Cette fois-ci, nous allons rejoindre le canal. Quel changement, nous avons l'impression d'être sur une autoroute, d'ailleurs l'allure est assez soutenue car nous avons l'objectif d'être de retour à la maison pour 18 H. Le canal de Nantes à Brest n'est plus navigable sur cette portion, les écluses ne fonctionnent plus et les maisons des éclusiers sont tristement laissées à l'abandon, c'est dommage ! Nous avons quitté la foret, le paysage est différent, plus bocager. Sur les hauteurs nous apercevons de grandes demeures. Nous allons suivre le canal jusqu'à l'écluse de Bolloré, et là nous allons passés sur l'autre rive pour retourner vers Quénécan en empruntant des chemins bocagers. Les derniers kilomètres sont parcourus lentement, les jambes commencent à être bien lourdes ! Notre but est atteint, tout le monde est là ! Bravo à tous et surtout à ceux qui n'ont pas fait d'activité sportive depuis longtemps !







lundi 6 avril 2009

L'ILE DE BREHAT


Après notre escapade Sénégalaise, je vous propose un peu de fraicheur puisque je vous emmène dans ma région : LA BRETAGNE. Rennes, la capitale bretonne est idéalement située, à 120 Kms de Vannes et du Golfe du Morbihan, à 70 Kms de la Cote d'Emeraude, de St Malo et du Mont St Michel, à 240 Kms de Brest et à 150 Kms de Perros Guirec sur la Cote de granit rose. Il est vraiment aisé pour nous de nous rendre sur le littoral, dès que les beaux jours arrivent, car nous avons un réseau routier et autoroutier développé et de plus gratuit. Je vous propose de découvrir une ile au large de Paimpol, à seulement une heure trente de Rennes : L'ILE DE BREHAT.



Agrandir le plan

Pour se rendre sur l'ile, il faut embarquer sur une vedette, à la pointe de l'Arscouet à quelques kilomètres de Paimpol. Des parkings gratuits situés à quelques centaines de mètres de l'embarcadère peuvent accueillir de nombreux véhicules. La traversée ne dure que dix minutes, si vous ne connaissez pas l'ile, je vous conseille d'opter pour le tour commenté de Bréhat, qui vous permettra de découvrir les 86 ilots ou récifs roses qui composent l'archipel. 45 minutes de bonheur, pendant lesquelles vous pourrez observer des sternes, des goélands, des cormorans, des fous de Bassan.

http://www.vedettesdebrehat.com/






Les vedettes accostent régulièrement dans l'anse de Port-Clos, de nombreux touristes viennent y passer la journée ou pour les plus chanceux, un week-end ou des vacances.
La découverte de l'ile se fait uniquement à pieds ou à vélo, pas de voitures ici, seulement quelques tracteurs. D'une superficie de 318 hectares, 3.5 Kms de long sur 1.5 Kms de large, Bréhat est composée de deux iles principales reliées entre elles par un pont construit au 18ème siècle sous les ordres de VAUBAN.



La partie nord est peu habitée, elle est aride et sauvage, les vents forts y limitent le développement de la végétation. Les phares du Rosédo et du Paon y dominent la cote découpée et un gouffre où il ne faut pas trop s'y aventurer. Une légende raconte que les jeunes gens espérant se marier dans l'année venaient lancer un caillou dans l'interstice du rocher : s'il atteignait l'eau sans ricocher, leur désir serait exaucé. Si par malheur il touchait la paroi, la cérémonie serait autant de fois retardée que le nombre de chocs provoqués par le projectile...





La partie sud est luxuriante de végétation, plus abritée et bénéficiant d'un climat très doux, vous pourrez admirer des hortensias, des figuiers, des mimosas, des muriers, des palmiers, des agapanthes. Ce sont des souvenirs botaniques des navigations lointaines. Au coeur de cette partie sud s'organise le bourg autour de sa place et de son église. L'ile est un dédale de petites rues et routes bordées de hauts murs qui abritent de magnifiques jardins fleuris.






A l'ouest, dans le bois de la citadelle vous pourrez découvrir l'atelier de verrerie. Cet édifice fut construit sous Napoléon III. Sur le sommet de l'ile, culmine à 33 mètres de haut la Chapelle St Michel. De là haut, vous avez une vue sur toute la partie sud et sur le moulin de Birlot.



Le moulin à marée utilise la force des marées comme énergie motrice.
Lorsque la mer monte, elle remplit un bassin de réserve dans lequel cette eau est retenue pendant la marée descendante. À marée basse, les vannes de libération de l'eau sont ouvertes et l'eau retenue se déverse du bassin de réserve vers la mer, actionnant une roue. Le meunier pouvait alors moudre deux fois par jour du froment,de l'orge ou du blé noir. Un moulin identique à celui-ci se trouve sur une autre ile, dans le Golfe du Morbihan, sur l'ile d'Arz.

Les sentiers de randonnée sont nombreux sur l'ile et il est très facile d'aller d'un point à l'autre dans la journée. Et si le temps le permet une pause baignade est possible. Vous reprendrez la vedette pour un retour sur le continent, avec la satisfaction d'avoir passé une excellente journée dans un endroit formidable, d'une beauté à en faire palir certaines iles lointaines !

http://www.capsurlesiles.fr/









vendredi 27 mars 2009

FIN DU VOYAGE

VENDREDI 13 MARS


Toutes les bonnes choses ont une fin, aujourd'hui, c'est la fin du séjour et le retour en France. A 10 H 30, nous embarquons dans le minibus qui va nous ramener à l'aéroport de DAKAR. Deux heures trente pour faire les 100 Kms, mais ça ne nous parait pas si long que ça, car il y a tant de choses à observer sur cette route. Comme pour l'aller, nous pouvons le souligner, l'avion est ponctuel et à minuit nous sommes de retour à la maison où nous attendent nos enfants et nos parents. Le récit de notre escapade peut alors commencer ! Les courageux, les curieux, les futurs voyageurs pourront lire les quelques messages précédents qui retracent, jour après jour, notre périple sénégalais et pour ceux qui veulent voyager en images, voici quelques clichés.


BON VOYAGE A TOUS !

mercredi 25 mars 2009

MARCHE DE BROUSSE ET ARRIVEE DES PECHEURS A MBOUR

JEUDI 12 MARS

La fin du séjour est malheureusement proche, et aujourd'hui nous allons profité de notre dernière journée pour faire deux excursions. Ce matin, en compagnie d'un petit groupe de Franc-comtois, nous allons découvrir un marché de brousse traditionnel, en faisant un arrêt dans l'école primaire de LOULY BENTEGUE. C'est une école de brousse située à quelques kilomètres d'MBOUR. Le directeur Monsieur Amadou Doudou DIOP nous a invité à visiter ses classes. L'accueil des élèves a été très chaleureux avec des "bonjour monsieur", "bonjour madame" clamés avec enthousiasme. Lorsque l'on pénètre dans les classes, nous nous apercevons de suite du manque de moyens. Le mobilier est vieux et un peu délabré, les livres manquent et l'instituteur est obligé de recopier sur le tableau le texte qui servira à la lecture. Pas d'ordinateur ou de vidéo-projecteur, seulement une télévision dans la bibliothèque, qui ne fonctionne plus car le groupe électrogène est en panne depuis quelques mois. Les élèves sont nombreux dans les classes, bien que certains parents n'envoient pas leurs enfants à l'école, ils préfèrent les faire travailler aux champs. Au Sénégal, le cycle de primaire est finalisé par un concours pour la rentrée au collège.





Voici les coordonnées de l'école pour d'éventuels envois de fournitures :

Mr AMADOU DOUDOU DIOP
Directeur de l'école de LOULY BENTEGUE
BP 1031 MBOUR SENEGAL

Après quelques instants, nous laissons les enfants travailler pour nous rendre au marché. Dans un premier temps nous empruntons une nationale, puis une route, enfin si on peut appeler cela comme ça, car le bitume a fortement souffert, en clair la route est défoncée ! MBAYE zigzague de droite à gauche pour éviter les énormes nids de poule ou roule carrément sur le bas coté plus roulant. Par moment, la route est utilisée par les piétons ou les animaux, c'est le monde à l'envers ici. Le véhicule de l'agence double des charrettes chargées de broussards, des piétons, des animaux, des taxis brousse ou encore des camions bondés où s'entassent de nombreuses personnes, parfois il y en a même sur le toit ! Tous convergent vers le marché hebdomadaire, où ils feront leurs courses.



Ce rassemblement accueille des milliers de personnes, on y trouve tout, de l'alimentaire, du bétail, du bricolage, des vêtements... Cette foule colorée est impressionnante et nous nous en donnons à coeur joie pour flasher discrètement ces scènes de vie qui nous semblent être d'une autre époque. Nous sommes les seuls Européens sur ce lieu car MODOU est le seul guide a y emmener des touristes. Les hôtels proposent une excursion similaire, sauf que les Européens sont parfois aussi nombreux que les Sénégalais. Merci MODOU de nous faire vivre cette authenticité, c'est formidable !









Ultime excursion, nous prenons la direction du port d'MBOUR pour assister à l'arrivée des pêcheurs. Cette ville est jumelée avec CONCARNEAU. La cité bretonne a offert aux pêcheurs sénégalais les fameux filets bleus, des moteurs pour les bateaux et la construction d'un bâtiment sur le port. Ils sont très fiers de nous dire qu'ils sont les "bretons noirs". Un petit tour de calèche et nous voilà arrivés, une marée humaine colorée nous accueille. Les bateaux sont déchargés et maintenant ce sont les femmes qui gèrent tout. Elles organisent leurs étals, à même le sol, elles sont au courant du cours du poisson, vendent et préparent à manger aux marins. Certaines cassent les coquilles de gros escargots de mer et les enfouissent dans le sable pour quelques jours, d'autres mettent du poisson à sécher. Une odeur assez forte flotte sur cette plage !







Nous quittons cette foule pour rentrer dans le quartier commerçant d'MBOUR, ça ressemble un peu au souk de MARRAKECH, avec ces odeurs d'épices et de poisson fumé en plus. On peut également y trouver des couturiers qui confectionnent des habits, des marchands d'étoffes, des coiffeuses car ici les femmes sont toujours élégantes et les sénégalais revêtent leurs plus beaux habits pour les fêtes. D'ailleurs, aujourd'hui MODOU est très chic dans sa tenue traditionnelle blanche !







Voilà, notre aventure avec MODOU et MBAYE se termine à la terrasse d'un café, où nous profitons d' échanger nos adresses et numéros de téléphones. Quelques instants plus tard, nos nouveaux amis vont nous laisser à l'hôtel, nous allons rentrer en France et eux, vont continuer à faire découvrir, avec passion et compétence leur pays à de nouveaux touristes. Ils espèrent qu'un jour nous reviendrons pour faire un circuit dans une autre région du Sénégal, inch allah !
JEREDIEF MODOU, JEREDIEF MBAYE

mardi 24 mars 2009

NOUVELLE JOURNEE DE REPOS A SALY

MERCREDI 11 MARS

Pendant notre séjour nous alternons les journées d'excursions et celles de repos pour profiter du soleil et nous reposer car ne l'oublions pas, nous sommes en vacances ! Ce matin, après un petit déjeuner au soleil, en compagnie de tisserins très peu farouches, nous allons explorer l'autre partie du littoral en direction de l'hôtel "Le Lamantin". Celui-ci se trouve en dehors de Saly, et les touristes sont obligés de prendre le taxi pour venir dans le centre de la station balnéaire, contrairement au notre, situé à quelques centaines de mètres des rues commerçantes. Deux heures de marche, sur la plage, au soleil, c'est agréable, surtout que nous sommes de moins en moins sollicités, contrairement à notre début de séjour.



Ce midi, nous allons nous faire un petit plaisir en allant manger "Chez SACHA" une langouste grillée. Malheureusement pour moi, des troubles intestinaux appelés ici "rhume de fesses" vont gâcher ce festin avec vue sur la mer. Nous vivons dans un monde tellement aseptisé que lorsque nous sortons de notre bulle, nous sommes très vulnérables. Avant de me retrouver en consultation chez le marabout du village "Docteur MODOU" va me soulager avec un jus de baobab préparé par ses soins. La potion magique est constituée par l'intérieur du pain de singe, le fruit du baobab, mélangé à de l'eau, c'est l'imodium local, c'est bon, on peut le prendre en guise de cocktail et c'est efficace. Notre repas a été animé par un chanteur, c'était très sympa même si nous n'avons pas compris toutes les paroles de ses chansons.







Je vous conseille cette adresse, car les brochettes de crevettes, de lotte et la langouste sont délicieuses, quant à la fraicheur des produits, elle est incontestable. Vous pourrez, si vous le désirez, laisser vos compliments sur le livre d'or de Sacha.

Avant de rejoindre notre hôtel, nous sommes passés "Boulevard Haussman" faire quelques achats. Un certain couturier nommé "Jean-Paul GAULTIER" nous a confectionné quelques modèles de haute couture sénégalaise, après un certain temps de discussions et de marchandage, car ici c'est un sport national. J'ai également fait l'acquisition d'une peinture exposée dans le magasin de MODOU.

dimanche 22 mars 2009

LE DELTA DU SINE SALOUM

MARDI 10 MARS

Aujourd'hui une nouvelle aventure africaine s'offre à nous, avec MODOU et MBAYE nous allons dans le delta du Siné Saloum. En attendant leur arrivée, à l'entrée de l'hôtel, nous offrons aux petits mendiants des friandises ou des vêtements, un peu de bonheur pour eux et pour nous une bonne action.




En passant à MBOUR, nous nous arrêtons pour que MODOU puisse faire des courses pour le pique-nique de ce midi. Quelques instants plus tard il revient avec des crevettes et du poisson. Tout est prévu, le riz préparé par sa soeur, le charbon de bois et la boisson fraîche. Pendant ce temps nous avons observé l'effervescence qui règne sur le marché, et pourtant il parait qu'aujourd'hui c'est calme car de nombreux fidèles sont partis célébrer la naissance du prophète dans une ville voisine.



Nous quittons MBOUR pour prendre la direction de la brousse, la route laisse place à une piste qui sillonne entre les baobabs et les palmiers. Première découverte de la journée, nous faisons une halte dans un petit village composé de quatre ou cinq cases et d'un grenier à céréales sur pilotis. Quelques femmes sont là, elles pilent du mais. Elles me donnent l'occasion de tester leur activité qui m'est bien-sur étrangère. Eh bien, je peux vous dire que manier le pilon pour écraser du mais c'est pas facile surtout toute une journée par une chaleur avoisinant les 30°. Les hommes, eux ne sont pas là, souvent ils travaillent en ville car à cette époque de l'année ils ne peuvent pas oeuvrer dans les champs, c'est trop sec il faut attendre "l'hivernage" ou saison des pluies (juillet, août et septembre)pour s'occuper de leurs cultures. Inutile de vous préciser qu'il n'y a pas d'électricité ni d'eau courante dans ce village. Les échanges avec ces femmes d'une autre époque sont impossibles pour nous car elles ne parlent que leur dialecte sérère ou le wolof. Nous les laissons pour reprendre notre piste. MBAYE, notre chauffeur, est un as de la conduite et de l'orientation car il n'y a pas de panneaux de signalisation ni de carte routière. Du coup nous l'avons surnommé : "MBAYE le GPS de la brousse".







Dans chaque village que nous traversons, des enfants nous font signe avec de larges sourires. Deuxième halte dans un petit atelier pour gonfler un ballon de foot. A peine arrêtés, c'est un attroupement autour du véhicule, des enfants arrivent d'ici et là. Le ballon gonflé, nous le confions au chef du village et nous repartons assez difficilement après la distribution des bonbons. Un peu plus loin, un nouvel arrêt pour découvrir une termitière, un monticule de terre d'environ deux mètres de haut. Bien sur, la termitière est un endroit stratégique pour les enfants qui sont là pour attendre les touristes et leurs friandises. J'ai eu un peu de mal à regagner la voiture, j'étais entourée d'enfants heureux d'avoir eu leur cadeau.




Notre route se poursuit à travers brousse et nous arrivons à Ndangane "le havre en wolof", un village de pêcheurs sur le bord du fleuve Saloum, une chaloupe colorée nous attend pour une balade dans la mangrove. Le delta du Siné Saloum est une des plus belles régions du Sénégal on la surnomme "l'Amazonie du Sénégal", c'est aussi un des plus grands sites ornithologiques d'Afrique de l'Ouest. Ici tout est calme, seul le bruit du moteur vient troubler cette quiétude. D'ailleurs les oiseaux y sont sensibles car ils ne sont pas aussi nombreux que je le pensais. Il faut dire que la circulation des pirogues est de plus en plus dense.





Notre petit voyage fluvial parmi les palétuviers se poursuit jusque sur l'île de MAR LODGE, un véritable havre de paix, loin du tumulte d'une ville comme celle d'MBOUR. Le village a une particularité remarquable puisque les musulmans, les chrétiens et les animistes y vivent en parfaite harmonie. On y trouve donc une église, une mosquée et un arbre à sacrifices. Ici les communications se font encore à l'aide d'un grand tam-tam fait avec un tronc de palmier-ronier recouvert d'une peau de zébu. Notre visite du village se termine en prenant le taxi local "la calèche" afin de regagner le petit port.







L'heure du déjeuner approche et nous nous installons,à l'ombre d'un gros manguier chargé d'une multitude de fruits. Dommage pour nous, les mangues ne sont pas encore mures. MODOU ET MBAYE dressent une table, allument le barbecue et confectionnent des brochettes de crevettes. Nous sommes des privilégiés, nous le savons et nous apprécions ce moment si particulier car nous n'aurions jamais fait un tel pique-nique lors d'excursions proposées par l'hôtel et en plus le repas est délicieux. Pendant notre pause gastronomique, nous avons eu la visite de zébus, celle d'une troupe de chasseurs d'écureuils composée d'enfants. Le petit dernier qui fermait la marche ne devait pas avoir plus de six ans et était armé d'une machette. Nous avons tellement été stupéfaits que nous n'avons pas immortalisé cette scène de la vie africaine. Peu après, deux jeunes bergers se sont approchés de nous, c'est étonnant ici, nous avons l'impression d'être au milieu de nulle part et il y a toujours quelqu'un qui apparaît ! MODOU a généreusement offert le reste de notre repas car ces enfants passent leur journée dans la brousse sans nourriture et boisson, ils ne s'alimentent que le soir et je peux vous dire qu'ils n'ont pas mis longtemps à tout avaler.









Après ce moment inoubliable nous avons repris notre petit "PARIS-DAKAR" et nous sommes repassés dans le village où nous avions laissé le ballon le matin et là, quel bonheur et quelle émotion de voir une vingtaine d'enfants courir après celui-ci.



Nous avons laissé nos heureux footballeurs afin de poursuivre notre route au milieu des baobabs. Une visite d'un d'entre eux s'est imposée, le magnifique arbre âgé de plus de 800 ans s'est creusé et nous sommes rentrés à l'intérieur, c'est vraiment gigantesque.



Avant de quitter la brousse et de retrouver la route nationale, nous nous sommes arrêtés dans un village "PEUL",où nous y avons trouvé une femme et ses enfants, heureux de nous montrer leur si modeste demeure.



Voilà une formidable journée pleine de découvertes, de rencontres, de joie et d'humilité qui se termine. Nous sommes très heureux d'avoir eu ces conditions si exceptionnelles pour aller à la rencontre de ces villageois. Si vous voulez vivre une expérience similaire, je vous conseille de contacter l'agence " le Sénégal à la Carte" : http://lesenegalalacarte.com/

jeudi 19 mars 2009

JOURNEE ORDINAIRE DE TOURISTES A SALY

LUNDI 9 MARS


Aujourd'hui, c'est jour de repos, nous restons à Saly. Le lundi au soleil c'est une chose que nous avons ici. Nous allons explorer la plage, cette fois-ci, en direction d'MBOUR. De magnifiques villas sont à louer. Elles se trouvent vraiment en bordure de mer, juste un petit portillon et c'est la plage. Qui sait, peut- être qu'un jour...






Nous nous éloignons progressivement de la zone touristique, des vaches se font dorer au soleil, des enfants jouent sur la plage, parfois avec des jouets de fortune et ils ont l'air d'être heureux. A ce moment, nous pensons forcément à nos enfants qui sont parfois otages de notre société de consommation.







Encore un peu plus loin, nous assistons à l'arrivée d'une embarcation de pêcheurs. Ceux ci ont pêché à la traîne comme avec un chalut sauf que leur bateau n'a pas le même gabarit. Pour ressortir le filet, sans perdre les poissons capturés, c'est toute une technique et de nombreuses personnes sont là pour les aider, ensuite c'est le tri du poisson.







Cette grande promenade, nous l'avons effectuée en compagnie d'un jeune Sénégalais qui nous a appris beaucoup de choses sur son pays, notamment que la ville de Concarneau est jumelée avec MBOUR depuis 1974, et que les installations du port se sont améliorées grâce à ce jumelage. Du coup, ils nous appellent leurs cousins, nous sommes les Bretons blancs et eux les Bretons noirs. Au retour, nous lui avons offert un verre en remerciement de son temps passé avec nous et de sa gentillesse. Mais comme à chaque fois, le but était de nous faire acheter quelques souvenirs à la coopérative du village. Et, oui le tourisme améliore leur quotidien et nous ne pouvons leur en vouloir d'être aussi "collants". Le déjeuner d'aujourd'hui se passera dans un des restaurants qui se trouvent sur le bord de mer. Les tarifs sont vraiment abordables et nous optons pour une délicieuse sole grillée. C'est bien meilleur que le sandwich de l'hôtel, pour un faible supplément de prix. L'après-midi se déroulera calmement à la plage où nous regarderons des femmes porter sur leur tête des plateaux de fruits destinés à la vente aux touristes. Nous verrons également énormément de jeunes garçons faire du footing ou jouer au football sur la plage.

mercredi 18 mars 2009

DAKAR ET L'ILE DE GOREE

DIMANCHE 8 MARS


Pas de grasse matinée en ce dimanche, nous nous levons à 6 h 45 car aujourd'hui nous débutons notre programme d'excursions avec la visite de DAKAR et de l'île de GOREE. Un supplément de sommeil aurait été le bienvenu car nous avons encore eu droit à une nuit agitée, en ce moment les musulmans fêtent l'anniversaire de la naissance du prophète et des chants religieux ont perturbé notre nuit de 2 à 4 heures du matin. 7 H 30, nous prenons place dans le minibus flambant neuf de l'agence "le Sénégal à la carte", nous serons accompagnés d'un groupe de touristes belges : André et ses 3 femmes ! Le trajet jusqu'à DAKAR se passe sans encombres, il faut dire que notre chauffeur MBAYE est un as du volant et est très prudent car ici la conduite c'est un sport ! En ce dimanche, l'effervescence à DAKAR y est moindre que les autres jours de la semaine et nous n'avons pas été perturbé par les embouteillages. Avant de prendre le bateau nous découvrons les quelques édifices importants de la capitale. Nous faisons une halte dans un marché, c'est le marché des Lices de DAKAR ou presque. La bourgeoisie Dakaroise et les "Sénégaulois" viennent y faire leurs courses. Ensuite nous allons au marché de la gare, une gare où le trafic ferroviaire n'y est pas important puisqu'il ne reste que deux lignes : DAKAR-BAMAKO au MALI et une ligne de banlieue. Autre style de marché, on y trouve des tissus, des herbes médicinales et du poisson séché. C'est impressionnant pour nous Européens de découvrir de tels étals avec des normes sanitaires si différentes de chez nous.







Nous embarquons sur la vedette , nous découvrons le grand port marchand de DAKAR, contrairement à sa gare, le trafic y est important. D'autres pays voisins, tel le MALI y font transiter des marchandises. Une dizaine de minutes plus tard nous découvrons les façades colorées des maisons de l'île. Celle-ci fut découverte par les portugais, son port fut une escale commerciale importante entre l'Europe, l'Afrique de l'Ouest, l'Amérique et l'Asie. Depuis 1978 elle est classée par l'UNESCO au Patrimoine mondial de l'humanité. C'est aussi un symbole mondial de la traite négrière. http://webworld.unesco.org/goree/fr/index.shtml




MODOU nous dirige vers la maison des esclaves, là, nous écoutons tous ses commentaires avec intérêt tout en visitant les cellules où se sont entassés des hommes, des femmes et des enfants. A son tour, le conservateur du site nous conte le triste destin de millions d'esclaves.





Après ce devoir de mémoire, nous déambulons dans les rues, de nombreux artistes y exposent leurs oeuvres. Au centre du village se dispute un match de football, le sable remplace la pelouse et dans un coin du terrain il y a un imposant baobab. L'arbre sacré du Sénégal est tellement important qu'on ne peut le couper.









C'est l'heure de pointe, tout le monde veut rentrer à DAKAR et nous nous retrouvons sur une vedette surchargée. Enfin, nous arrivons à bon port, satisfaits de notre petit séjour sur cette île qui est actuellement très cotée par la jet-set dakaroise qui y achète des résidences secondaires. De retour à Saly, nous déposons nos amis belges à leur hôtel avant de regagner le notre. Encore une excellente journée qui se termine avec la fatigue et l'espérance d'une nuit paisible.

mardi 17 mars 2009

DECOUVERTE DE SALY-PORTUDAL

SAMEDI 7 MARS

Une nouvelle journée débute sous le soleil, les oiseaux chantent et les nombreuses variétés de fleurs et plantes du parc embaument l'air matinal. Le jardinier m'offre un bouquet après quelques mots échangés. Il se nomme DJIBRIL CISSE, mais ne lui ressemble pas vraiment, il lui manque les tatouages !








Nous décidons d'aller faire du change et nous trouvons dans une rue voisine, sur le trottoir, un homme qui nous fait la transaction. C'est courant ici de ne pas utiliser les services de la banque. En attendant de faire connaissance avec notre guide MODOU, nous nous rendons sur la plage pour nous promener et profiter du soleil. Bien entendu, nous ne restons pas seuls bien longtemps car nous nous faisons aborder et embarquer pour une visite du village de pêcheurs de Saly. Des barques colorées viennent d'arriver avec du poisson de différentes espèces, de belles langoustes, des grosses crevettes et d'énormes escargots de mer. Notre inconnu nous explique que le poisson est séché au soleil et que les escargots, une fois la coquille cassée, sont enfouis dans le sable pendant quelques jours avant d'être utiliser pour agrémenter un plat ! Après une discussion interminable, nous réussissons à nous éclipser afin de nous rendre sur notre lieu de rendez-vous.



Le premier contact avec MODOU se passe pour le mieux, nous sentons de suite qu'il est cultivé et qu'il a envie de nous transmettre tout son savoir concernant son pays.



Nous effectuons une nouvelle visite de la ville avec les commentaires avisés de notre nouvel ami. Il fait chaud, nous faisons une pause rafraîchissante chez SACHA, un restaurant sur la plage où l'on peut déguster des langoustes grillées fraîchement pêchées. Notre première rencontre se termine par un passage à l'agence du "Sénégal à la carte" où nous faisons connaissance avec les deux responsables françaises. Tout semble vraiment sérieux, nous sommes rassurés pour la suite de notre programme.





De retour à l'hôtel nous allons faire une rencontre atypique avec un varan, et c'est assez impressionnant ! Plusieurs de ces spécimens se promènent librement dans le parc, pourvu qu'ils ne rentrent pas dans notre case !



Cette véritable première journée de vacances va se poursuivre avec une séance de bronzage et d'écriture pour moi, quant à Denis il va goûter aux joies de la baignade. Elle est pas belle la vie !!!

lundi 16 mars 2009

CARNET DE VOYAGE

VENDREDI 6 MARS 2009

4 H 45, le réveil n'a pas eu le temps de sonner, nous sommes déjà réveillés depuis quelques temps, il faut dire que le marchand de sable a eu du mal à passer et que le sommeil a été entrecoupé de longs moments d'éveil, c'est comme ça mes nuits de départ en vacances ! Impossibilité de partir en petite tenue car ce matin il fait -1°et nous commençons nos vacances en dégivrant la voiture ! Direction Nantes, la circulation est très calme mais malgré tout nous sommes prudents car nous croisons les sableuses ! Ce n'est pas le moment de se retrouver au fossé ! L'aéroport semble fonctionné au ralenti, les voyageurs sont peu nombreux à cette heure matinale, les formalités se passent normalement et à 8 H 45 nous embarquons dans un Airbus A321 de la compagnie Air Méditerranée. Nous faisons un agréable voyage et 5 heures plus tard nous atterrissons à DAKAR sur le modeste aéroport Léopold-Sédar-Sengor. Les formalités douanières passées et nous voilà vraiment dans l'ambiance du SENEGAL ! Une horde de guides est là à attendre leurs innocentes victimes pour les aider à récupérer leurs valises, comme par hasard ils se disent tous appartenir à l'agence Thomas Cook. Nous en faisons les frais car notre porteur de bagages n'est là que pour récupérer un tee-shirt ou un sac offert par les agences de voyages ! Sortis de l'aéroport nous nous retrouvons dans un minibus qui va nous emmener à l'hotel qui se situe à 80 kms. Deux heures de trajet pendant lesquelles nous découvrons un autre monde ! Nous avions déjà ressenti une telle impression lorsque nous sommes allés en TUNISIE ou au MAROC mais là ça dépasse tout ce qu'on avait imaginé ! C'est difficile de commenter ce trajet tant cela semble invraisemblable. La circulation est dense dans la banlieue de DAKAR, toutes sortes de véhicules "roulants" circulent. La prime à la casse n'existe pas ici et l'on revoit des voitures qui avaient disparu chez nous. J'ai aussi l'impression qu'ici la casse n'est pas que matérielle car la sécurité routière ce n'est pas la peine d'en parler ! Au MAROC, nous avions loué une voiture mais cette fois nous n'allons pas nous y risquer.





Nous arrivons à l'hôtel "Les Bougainvillées" à 16 H 30, on nous dirige vers une petite maison de style africain dans un parc richement arboré et fleuri. Le logement est composé d'une terrasse, une cuisine et deux chambres, super pour les familles !





Il fait chaud et nous ne tardons pas à quitter nos vêtements d'hiver pour en endosser d'autres plus adaptés à la chaleur puisqu'il fait 30°. C'est étrange de passer d'une saison à l'autre en quelques heures. Nous prenons nos repères dans le complexe hôtelier, le parc est superbe et nous avons l'impression d'évoluer dans une volière tant les oiseaux sont nombreux, d'ailleurs nous avons un nid de tourterelles sous notre terrasse.




L'exploration du parc terminée nous nous dirigeons vers la mer qui se trouve à quelques mètres de l'hôtel, les plages privées se succèdent tout le long du littoral. Les jeunes Sénégalais s'y succèdent également pour nous proposer leurs services ou pour nous faire visiter leurs boutiques. Ils sont un peu collants comme des mouches mais ne piquent pas contrairement aux moustiques, voilà leur expression habituelle que nous entendrons de nombreuses fois.


Le dîner se passe en terrasse, d'ailleurs il n'y a pas de salle de restaurant en intérieur car ici il fait toujours beau. Après un repas bien mérité, nous n'allons pas tarder car la fatigue commence sérieusement à se faire sentir. Une bonne nuit de sommeil sera la bienvenue sauf que ce soir le chanteur Sénégalais YOUSSOU N'DOUR fait un concert à quelques centaines de mètres de l'hôtel. A 1 heure du matin nous sommes réveillés par les djembés, c'est le début du spectacle et ce jusqu'à 5 heures. Enfin le retour au calme ou presque car les oiseaux eux commencent leur agréable symphonie, ensuite c'est l'appel à la prière !

dimanche 15 mars 2009

LE RETOUR

 
Comme on dit toutes les bonnes choses ont une fin, notre escapade sénégalaise est terminée mais nous revenons chez nous avec plein d'images en tête, heureux d'avoir fait connaissance avec l'Afrique Noire, sa culture, et ses habitants si attachants. Ce séjour magnifique, fait de rencontres et d'échanges restera une expérience humaine inoubliable et ceci grâce à MODOU notre guide si passionné par son pays et à MBAYE notre exceptionnel chauffeur. A votre tour si vous avez envie de vivre une telle expérience, n'hésitez pas et prenez contact avec LE SENEGAL A LA CARTE, vous ne serez pas déçus !
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jeudi 5 mars 2009

EMBARQUEMENT IMMEDIAT


Le départ est proche puisque nous décollerons de Nantes demain matin à 9 h 00. L'arrivée à Dakar est prévue pour 13 h 30. Nous aurons le plaisir de découvrir notre lieu de vacances de jour, nous avons de la chance car je trouve cela particulièrement frustrant d'arriver en pleine nuit à l'hôtel. Et puis, si tout se passe bien, si l'avion n'a pas de retard (cela peut arriver !) nous pourrons peut-être profiter du soleil et nous baigner ! Premier jour de vacances et lever prévu à 4 h 30, on va presque envier ceux qui se lèveront à 7 h 30 pour aller au travail ! Aujourd'hui nous allons commencer notre traitement antipaludéen c'est de la malarone. 1 comprimé à prendre 1 journée avant le départ, 1 tous les jours pendant le séjour et continuer d'en prendre pendant 7 jours au retour. Samedi matin nous avons rendez-vous avec le guide de l'agence "Le Sénégal à la carte" pour une visite de la ville de Saly. C'est un petit dédommagement car nous avons accepté d'avoir d'autres touristes avec nous pour deux de nos excursions. Je trouve ça sympa de leur part. Dimanche matin, pas de grasse matinée, nous partirons pour Dakar et l'ile de Gorée à 7 h 30. Mardi, départ 9 h pour le delta du Siné Saloum et jeudi à partir de 9 h nous irons faire notre marché en brousse (quelqu'un a besoin de quelque chose ?). Notre retour est prévu le vendredi 13 à 22 h 30 à Nantes et là retour à la vie normale... Dès mon retour vous aurez un compte rendu de notre escapade sénégalaise avec je l'espère plein de photos qui vous donneront l'envie d'y aller ! En attendant, je vous promets d'avoir quotidiennement une petite pensée pour vous tous !


A bientôt.




lundi 23 février 2009

GASTRONOMIE



Qu'allons nous manger pendant notre séjour ?
A l'hôtel les repas seront servis sous forme de buffets, probablement avec un large choix de plats européens. Lors de nos excursions, il n'en sera pas de même, puisque notre guide nous fera connaître la cuisine sénégalaise en allant manger dans des endroits qui ne sont peut-être même pas référencés par les guides touristiques. Ne nous inquiétons pas car la gastronomie sénégalaise a la réputation d'être la meilleure d'Afrique de l'Ouest.

Le plat national est le Thiep Bou dien, il est composé de mérou, de légumes et de riz. Nous aurons peut-être l'occasion de goûter ces divers plats :


- Potage à l'arachide et au poulet
- Bassi-salété : sorte de couscous avec de la semoule de mil, des légumes et de la viande
- Yassa au poulet : poulet servi sur un lit de riz, avec du citron vert, des clous de girofle et de l'ail (à déguster avec les doigts)
- Thiep bou yapp : plat de viande mijoté avec du riz, une sauce à l'huile de palme et des tomates- Kaldou : poisson préparé avec de l'huile de palme, des légumes et du riz, accompagné d'une sauce au citron vert (plat de Casamance)
- Thiou aux crevettes : crevettes à la sauce tomate avec du riz
- Poisson farci à la saint-louisienne : mulet farci de mie de pain mélangée avec sa chair et des épices (piment, poivre, ail, oignon, persil)
- Gâteau à la noix de coco (beignet).

Pour nous désaltérer, nous pourrons goûter au jus de bissap, de mangue, de goyave, de gingembre... Il existe également un vin de palme qui est obtenu après fermentation de la sève du palmier ou alors une bière du pays appelée "bière la gazelle".




vendredi 20 février 2009

LA FAUNE


Je ne sais pas exactement quels animaux nous allons rencontrer lors de nos déplacements, on peut penser se retrouver nez à nez avec une girafe, une antilope, un phacochère... Il faut savoir que le braconnage a fait des dégâts importants et que des espèces ont disparu. Pour reconstituer la faune sénégalaise des réserves, telle celle de BANDIA, ont regroupé des mammifères qui avaient disparu depuis longtemps. Cette réserve est située à 15 Kms de Saly, les touristes peuvent aisément y observer les animaux et les photographier. http://www.reservedebandia.com/




Dans le delta du Sine Saloum, nous pourrons voir de nombreuses espèces d'oiseaux telles que les cormorans, les hérons, les pélicans... J'espère pouvoir les approcher pour les photographier et ensuite les identifier grâce à un site consacré aux oiseaux : http://www.oiseaux.net/



mercredi 18 février 2009

LA FLORE


J'imagine aisément que les paysages sénégalais ne sont pas aussi verdoyants que ceux de la Bretagne. Dans la savane asséchée par le soleil nous pourrons nous mesurer aux gigantesques baobabs qui peuvent atteindre jusqu'à 38 mètres de circonférence.




Nous aurons certainement l'occasion de nous mettre à l'ombre sous un fromager. C'est un arbre énorme doté de grandes racines à contrefort qui forment de longues lames à la base du tronc. Il est utilisé pour la construction des pirogues.





Bien sur je vais jalouser les bougainvillées aux fleurs rouges, violettes, blanches ou oranges qui fleurissent ici toute l'année. La mienne est bien au chaud à la maison et j'espère que cette année elle refleurira.






Lors de notre excursion dans le Sine Saloum, nous découvrirons la mangrove où prospèrent les palétuviers. Ce sont des arbustes tropicaux capables de pousser le long des rivages marins. Ils vivent en colonies et forment de véritables forêts amphibies souvent très denses.









mardi 17 février 2009

LA POPULATION



La population du Sénégal atteint 12 millions d'habitants et est constituée par diverses ethnies :

- Les Wolofs sont les plus nombreux (36 %). Musulmans, ils vivent au nord et dans le centre du pays.


- Les Sérères (15 %) sont pêcheurs sur la Petite Cote et le Sine Saloum et cultivateurs d'arachide dans le centre.

- Les Peuls (12%) sont également musulmans. On les retrouve dans tout le pays et y sont éleveurs et nomades. Nous auront l'occasion d'aller dans un de leurs villages lors de l'une de nos excursions.

- Les Toucouleurs (11%) vivent dans la vallée du fleuve Sénégal, ils sont pecheurs, cultivateurs et commerçants.

- Les Mandingues, Malinkés et Soninkés (8 %), vivent au Sud dans le Sénégal oriental, la vallée de la Gambie et en Casamance.

- Les Diolas (6 %) sont riziculteurs et cultivateurs. ils constituent la communauté la plus importante de Casamance.

Des ethnies minoritaires constituent 10 % de la population. Le Français est la langue officielle mais le Wolof est celle qui est la plus parlée. Chaque ethnie a son dialecte. Les Sénégalais sont accueillants et chaleureux. Ils aiment faire découvrir leur pays, leur culture et leurs traditions.



jeudi 12 février 2009

INFOS PRATIQUES


VACCINATION CONTRE LA FIEVRE JAUNE

Au moins dix jours avant votre départ vous devrez vous faire vacciner contre la fièvre jaune. Cette vaccination est obligatoire pour rentrer au Sénégal. N'oubliez donc pas votre carnet international de vaccination sous peine de vous voir refouler à l'arrivée. Cette injection se fera en milieu hospitalier et non par votre médecin traitant. Il vous en coûtera environ 60 Euros, non pris en charge par la Sécurité Sociale. Renseignez vous auprès de votre mutuelle car certaines remboursent celle-ci ainsi que le traitement antipaludéen.

La fièvre jaune est une maladie virale décrite pour la première fois au milieu du XIIéme siécle au Mexique. Ce virus est transmis à l'homme par des moustiques.




TRAITEMENT ANTIPALUDÉEN

Le paludisme est une maladie infectieuse due à des parasites inoculés à l'homme par des moustiques. C'est aujourd'hui l'affection tropicale la plus répandue. C'est une maladie grave, qui peut être mortelle si des soins appropriés ne sont pas apportés. Il faut incontestablement se protéger contre les piqûres de moustique en se protégeant le corps avec des vêtements enduits d'insecticide et en utilisant des répulsifs. Seul votre médecin peut vous prescrire le traitement adapté qui débutera quelques jours avant votre départ et se poursuivra à votre retour.





lundi 9 février 2009

EXCURSIONS AVEC LE SENEGAL A LA CARTE

DIMANCHE 8 MARS

L'ILE DE GOREE

Nous passerons la journée sur l'ile qui fut l'un des centres de la traite négrière. Véritable havre de paix en regard de la capitale Dakaroise, il est très agréable de flâner dans ses rues aux façades colorées et fleuries, de découvrir ses artistes ou de prendre un bain dans ses eaux claires.






MARDI 10 MARS

LE DELTA DU SINE SALOUM

Le delta du Siné Saloum est l’une des plus belles régions du Sénégal. Nous découvrirons les magnifiques paysages de cet espace protégé.
Nous rallierons Ndangane situé sur les bords du fleuve Saloum, en empruntant la piste. Lors de cette traversée en pleine brousse, nous observerons les nombreux acacias, palmiers, baobabs et figuiers étrangleurs. Nous aurons également l’occasion de nous arrêter dans un des villages peuls et ainsi aller à la rencontre de leur mode de vie.
A Ndangane, une pirogue nous emmènera dans les méandres du delta, pour une ballade dans la mangrove entre les palétuviers, au cœur de ce site fabuleux.
Un repas nous sera servi sur l'île de Mar Lodj que nous aurons le loisir de visiter au cours d'une balade à pieds.





JEUDI 12 MARS

MARCHE DE BROUSSE

Lieu d’échange et de troc, le marché est un lien hebdomadaire incontournable pour tous les « broussards » (=Sénégalais qui vivent en brousse, loin des grandes villes), ils s’y rendent pour trouver de quoi réparer leur charrette, acheter des graines et des outils pour leur champs, mais également des produits de beauté pour leurs femmes et des vêtements pour les enfants.




ARRIVEE DES PECHEURS A M'BOUR

Mbour est le second port de pêche artisanale du Sénégal après Kayar.
L’arrivée des pêcheurs est le moment idéal pour découvrir les richesses de l’océan Atlantique. Nous verrons quantité de poissons, de toutes les tailles, de toutes les couleurs.
C’est également le moment choisi pour ses habitants de faire leurs courses, car depuis le port se prolonge le marché aux légumes et aux épices.
Cette visite, précédée d’une promenade en calèche, nous permettra de partager un moment de la vie quotidienne Sénégalaise.




vendredi 6 février 2009

LE SENEGAL





- Superficie : 196 200 km².

- Capitale : Dakar.

- Langues : français (officielle), wolof, peul, sérère, dioula...

- Monnaie : franc CFA (1 F = 100 CFA = 0,6 euro).






Le Sénégal se trouve à l’extrême ouest du continent africain, au bord de l’Océan Atlantique. C’est un pays sahélien, essentiellement plat, bordé au nord par la Mauritanie, à l’est par le Mali, au sud par la Guinée et la Guinée-Bissau, et traversé en son centre par la Gambie.

SON HISTOIRE :

- 1100-1650 : Empire prospère du Mali
- 1518 : début de la traite des esclaves par les Portugais, puis par les Français et les Anglais (1600)
- 1840 : invasion du Sénégal par la France
- 1848 : abolition complète de l’esclavage en France
- 1960 : indépendance du Sénégal. Léopold Sedar Senghor devient président.
Le Sénégal est une république démocratique élisant un président au suffrage universel pour 7 ans (depuis mars 2000 : Abdoulaye Wade.




A Dakar, la moyenne des maximales diurnes est de 24°C de janvier à mars et entre 25 et 27°C en avril, mai et décembre. De juin à octobre, les températures atteignent 30°C.

Le vendredi 6 mars nous nous envolerons pour Saly, station balnéaire du Sénégal, située à 80 Kms de Dakar. Nous serons hébergés à l'hôtel "Les Bougainvillées : http://www.bougainvilleesaly.com/, un établissement qui nous a été recommandé par notre agent de voyage qui y a séjourné à deux reprises.

Le but de notre voyage est de profiter du soleil http://woozor.fr/meteo-gratuite-10-jours/meteo-de-mbour-en-senegal_186_5171_fr.html, de se reposer mais surtout de découvrir le pays en ayant des contacts avec la population locale. L'hôtel nous proposera des excursions mais nous n'avons pas envie d'avoir les mêmes souvenirs qu'une cinquantaine de touristes, c'est pourquoi nous visiterons celui-ci comme nous l'avons déjà fait en Tunisie et au Maroc avec le guide du routard en mains. En parcourant les forums et les carnets de voyage, j'ai pris connaissance que certains touristes trouvaient sur place des guides, mais sont-ils tous sérieux ? Par hasard je suis tombée sur le site d'une agence située à Saly qui propose des excursions à la journée ou pour tout un séjour et en jetant un oeil dans leur livre d'or j'ai trouvé des commentaires enthousiastes de Bretons. Ni une ni deux, je leur ai envoyé un email pour avoir plus d'infos. Quelques temps plus tard notre contact virtuel s'est transformé en discussion autour d'un verre à la maison, car nos chers interlocuteurs habitent à seulement quelques kilomètres de chez nous ! Le récit de Mickael et Hélène nous a séduit et confirmé que c'est de cette façon que nous voulons connaître le Sénégal et ses habitants !


http://lesenegalalacarte.com personnalise les excursions selon nos envies, notre temps et notre budget. Des programmes types sont proposés mais des modifications peuvent être demandées par les touristes. Un chauffeur et un guide accompagne un groupe de 10 personnes maximum, donc des conditions idéales pour la découverte du pays.




jeudi 29 janvier 2009

MON BLOG

C'est parti !

Aujourd'hui, c'est décidé, je me lance, je crée mon blog !

J'ai envie de vous faire participer, dans un premier temps, aux préparatifs de notre futur voyage et dans quelques semaines, vous faire vivre notre périple en Afrique Noire. L'été dernier nos vacances se sont malheureusement passées à la maison, c'est pourquoi du 6 au 13 mars nous irons au soleil, à Saly, station balnéaire du Sénégal. Nous avons opté pour cette destination à 5 heures d'avion et avec seulement 1 heure de décalage horaire (c'est plus facile pour le retour !). Voilà un avant gout de ce qui nous attend !

http://saly-portudal.com/lacinq-video.php